Le plus simple pour raconter une histoire, c’est de commencer par le début. Oui, mais voilà, il est bien des autres façons de procéder. Nombreux sont les livres, films et les séries qui ont remporté un franc succès ces dernières années, avec pour point commun leur propension à chahuter la notion d’espace. L’exemple le plus fréquent concerne les racontant des histoires parallèles qui finissent par se rejoindre. Cette narration déstructurée est aussi valable au niveau de la gestion du temps : finie la bonne vieille structure linéaire, place à un désordre apparent qui ne doit rien au hasard. Des séries comme Lost ont bâti leur réussite sur l’utilisation astucieuse des flash-back, et plus récemment des flash-forward, pour maintenir le suspense.
Reste qu’une telle virtuosité narrative doit rester au service de l’intrigue, et non l’inverse, sous peine de n’être qu’un gadget totalement artificiel. A ce petit jeu, certains sont plus doués que d’autres. Pour une fois, c’est vous, lecteurs, que je mets à contribution. Je vous propose de découvrir les œuvres qui se cachent derrière les descriptions suivantes :
1. Un film qui commence par la fin et progresse vers le début de l’histoire.
2. Un film qui brise un des vieux tabous filmiques, par le biais d’un des personnages qui se fait narrateur à l’occasion, pour s’adresser directement au spectateur.
3. Un film qui raconte plusieurs histoires parallèles à priori sans rapport entre elles, qui finissent par se croiser. Facile…
4. Un livre qui se présente sous la forme d’un manuscrit (l’histoire principale) qu’un traducteur décrypte sous nos yeux, ses réflexions sur le texte étant publiées sous forme de notes de bas de page.
5. Une chanson d’un groupe anglais dont le clip est filmé à l’envers, le début étant placé à la fin et inversement.
6. Un film américain qui suit la structure d’un tour de magie, le fond et la forme se confondant comme jamais.
7. Un film américain qui nous fait revivre la même scène à travers les yeux de différents personnages, ce qui permet de faire progresser l’intrigue.
8. Un livre francophone divisé en six parties, la 1ère partie étant racontée à la 1ère personne du singulier, la seconde à la 2ème et ainsi de jusqu’à l’ultime partie qui utilise la 3ème personne du pluriel.
9. Un film asiatique, source d’inspiration de Matrix, qui mélange la réalité et la fiction, jusqu’à nous plonger dans une confusion qui rappelle celle du personnage principal.
10. Last but lot least, une histoire policière dont le narrateur possède une particularité qu’on découvre tout à la fin du livre.
Vous pouvez publier vos propositions en commentaire, je confirmerai au fur et à mesure les bonnes réponses de la même manière, pour éviter tout spoiler. Attention, il est possible qu’il y ait plusieurs solutions, je ne prétends pas avoir envisagé toutes les possibilités. Il n’y rien à gagner, alors il est inutile de s’aider de Google ou de Wikipédia. Enfin, puisqu’un acte n’a de vraie valeur que s’il est gratuit, les gagnants auront tout de même droit à mon entière considération. Noble prix s’il en est.
Mise à jour du 26 juin 2009 : concours clôturé. Toutes les réponses figurent désormais en commentaire.
